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OCTOBRE 2016

 

1er octobre 2016 à 20h15 – Collégiale de Neuchâtel
2 octobre 2016 à 17h00 – Lausanne, Eglise de Villamont
14 octobre 2016 à 20h15 – Genève, Eglise luthérienne

Thomas Crecquillon
Compositeur au service de Charles Quint


Conférence de presentation par Yves Fournier, musicologue, quarante-cinq minutes avant le début de chaque concert Prix des places : Frs 25.-
Tarif réduit (Etudiants, Chômeurs, Hospice général (GE), AVS, AI, Membres de l’Association des amis de l’Ensemble La Sestina) : Frs 15.-
Enfants entrée libre
Billets à l’entrée

Location pour le concert de Genève : Service culturel Migros Genève, rue du Prince 7, tél. 058 568 29 00
(dès le 3.10.2016)

Considérer l’employeur d’un compositeur au XVIe siècle est un bon moyen d’évaluer son importance, tout au moins aux yeux de ses contemporains. De ce point de vue, Thomas Crecquillon figure en bonne place, dans la mesure où il a été au service de rien moins que l’empereur Charles Quint. Plus précisément, il a été maître de chapelle de la Grande chapelle du souverain, celle qui chante la messe, entre 1540 et 1550. Il a ainsi très probablement effectué de nombreux voyages dans les territoires de l’Empire dans la suite de Charles et a certainement composé également pour la cour.
Auparavant, Crequillon a peut-être exercé une activité musicale à Anvers ou à Tournai. On ne connaît pas le lieu de sa naissance, mais on suppose qu’il a vu le jour entre 1505 et 1515. Il a dû passer la fin de son existence au nord de la France ou en Belgique actuelle et est probablement décédé en 1557. Crecquillon appartient ainsi à la génération de compositeurs dont le cœur de l’activité créatrice se situe après celle de Josquin Desprez, tels que Cristóbal de Morales (auquel La Sestina a consacré un programme en 2013), Clemens non Papa ou encore Pierre de Manchicourt. La musique de ce dernier est vraisemblablement celle dont les traits stylistiques se rapprochent le plus de celle de Crecquillon. Tous deux écrivent une polyphonie essentiellement imitative (les voix se répondent sans cesse), équilibrée et raffinée. Les deux compositeurs ont laissé des messes, des motets, des pièces liturgiques et, élément central de leur production, des chansons françaises de cour. La réputation de Crecquillon doit beaucoup à ce genre, prolifique chez lui (plus de deux cents pièces).

Pour ce programme, nous avons effectué un choix représentatif de l’œuvre de Crecquillon, une rétrospective en quelque sorte et en même temps une introduction à ce compositeur bien connu des manuels d’histoire de la musique mais trop peu joué. Nous avons retenu une dizaine de chansons de trois à douze voix. On entendra ainsi la légère Un gay bergier à quatre voix, une des œuvres les plus diffusées au XVIe siècle, ou, dans une veine plus savante, Petite camusette à sept voix, une réélaboration de la chanson de Josquin à six voix, que nous chanterons également, pour que le public puisse se prêter au jeu de la comparaison auditive. Crecquillon a également écrit des chansons à composante littéraire plus marquée. Parmi elles, nous interpréterons Toutes les nuictz à quatre voix, suivie de sa réponse et, rareté, de sa réplique.
La plupart des motets du compositeur reposent sur les textes bibliques ou liturgiques courants. Parmi eux, nous avons choisi Quam pulchra es, amica mea à cinq voix, basé sur un extrait du Cantique des cantiques. Ici, Crecquillon met en œuvre de façon tout à fait originale simultanément un cantus firmus qui s’étire à la voix de tenor et une écriture très ornée aux autres voix. Quelques motets sont liés directement à ses fonctions auprès de Charles Quint. Le plus imposant est certainement Caesaris auspiciis magni à six voix, une lamentation pour un général non identifié de l’armée de l’empereur. Dans un registre plus ludique, nous chanterons également Ave byssus castitatis à cinq voix. Les mots composant son texte ont des initiales qui suivent l’ordre alphabétique (Ave byssus castitatis ducatus errantium flos germinans honestatis. Etc.).
Une œuvre de plus vaste envergure servira de fil conducteur au programme : la Missa Domine da nobis auxilium à 6 voix, dont nous répartirons les cinq mouvements sur l’heure et quart qu’il durera. La pièce, comme souvent au XVIe siècle dans le genre de la messe, reprend du matériau musical préexistant, ici tiré du motet homonyme de Crecquillon lui-même. Cette opération offre au musicien l’opportunité de faire montre de tous ses talents de contrapuntistes : des textures musicales d’une grande richesse sonore se transforment sans cesse.

*plus de détails sous 'Concerts' et 'Actualité''


 

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The Legend of Josquin Desprez
DHM, Sony Music, 2014

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